Amour & Couple
Retour affectif et libre arbitre : la limite que nous ne franchissons pas
Da Hyppolite GLÉLÉ
Certaines demandes arrivent formulées ainsi : je veux qu elle revienne, qu elle le veuille ou non. La détresse explique la formulation. La réponse, elle, ne varie pas.
La règle
Nous ne travaillons pas à contraindre la volonté d une personne. Jamais, quel que soit le montant proposé, quelle que soit l urgence invoquée.
Cette règle n est pas une position morale que nous ajouterions à la tradition. Elle vient de la tradition elle-même.
Ce que dit la tradition
Les couvents et les lignées qui transmettent sérieusement posent une interdiction claire : le savoir reçu ne s emploie pas pour nuire ni pour asservir.
Celui qui l enfreint en porte la conséquence, et celle-ci retombe sur sa maison. Cette conviction est ancienne et constante.
On la retrouve dans les récits, dans les proverbes, dans les règles d initiation. Une pratique qui prétendrait supprimer la volonté d autrui se situerait hors de ce cadre.
Pourquoi c est aussi une question pratique
Au-delà du principe, il y a une observation.
Une relation ne tient pas sur la contrainte. Même dans l hypothèse où quelqu un reviendrait sans le vouloir, ce qui reviendrait serait une présence, pas une relation.
Les personnes qui obtiennent un retour par la pression — chantage affectif, pression familiale, menaces — se retrouvent quelques mois plus tard dans une situation pire : un conjoint présent et absent, hostile, qui partira de toute façon, souvent en emportant plus de dégâts.
Ce n est pas ce que cherche quelqu un qui aime.
Ce que cachent souvent ces demandes
Quand une personne demande une contrainte, il vaut la peine d écouter ce qu il y a dessous.
Le plus souvent : une blessure d amour-propre, une humiliation publique, la peur du regard des autres, l incapacité à accepter une décision qui échappe.
Parfois aussi une dépendance affective installée, qui demande un accompagnement en soi.
Travailler sur ces éléments est utile et possible. Travailler à contraindre l autre ne l est pas.
Le signal d alerte pour vous
Retournons la question. Si un praticien accepte cette demande, que vous apprend-il sur lui ?
Qu il est prêt à promettre ce qui ne se fait pas, pour de l argent.
Qu il utiliserait le même procédé contre vous si quelqu un le payait.
Et qu il vous engage dans une escalade : la première intervention ne suffira pas, il en faudra une autre, plus chère, contre une force adverse plus puissante.
C est le mécanisme commercial le plus répandu du secteur, et il est bâti exactement sur cette demande.
Ce que nous faisons à la place
Nous examinons la situation réelle. Nous identifions ce qui a rompu la relation. Nous organisons les réparations qui relèvent de vous. Nous mobilisons les intermédiaires quand c est possible. Nous accompagnons votre propre équilibre.
Et nous laissons à l autre personne sa décision, parce qu elle lui appartient.
C est moins spectaculaire qu une promesse. C est ce qui produit des résultats durables.
Un cas particulier
Lorsque la relation comportait des violences, la question ne se pose pas dans les mêmes termes.
Nous n accompagnons pas une démarche visant à ramener une personne qui a fui une situation de violence, et nous n aidons pas à la localiser ou à la joindre.
Nous orientons vers un accompagnement adapté.
Pour un échange sur votre situation : +229 01 96 79 86 95, contact@racines-vodoun.com.
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