Divination & Guidance Spirituelle
Attirer les clients : ce que la tradition dit du commerce, et ce qu'on vous vend à la place
Da Hyppolite GLÉLÉ
« Rituel pour attirer les clients », « secret mystique pour vendre », grimoires africains vendus en PDF avec sept mille recettes : c’est l’un des marchés les plus actifs du continent, et il vise des gens qui travaillent dur et dont le commerce ne prend pas. Voici ce que la tradition dit réellement du commerce, et pourquoi ces recettes ne peuvent pas fonctionner.
Je vends des consultations, pas des poudres. Ce qui suit va donc à l’encontre d’une bonne partie de ce qui se propose dans mon propre domaine.
Ce qu’on vous vend
Le clou de girofle à disposer à l’entrée. L’encens à faire brûler chaque matin. La poudre à mettre dans l’eau qui lave la boutique. L’objet à enterrer sous le seuil. Le « code secret africain » vendu en fichier avec des témoignages en capture d’écran.
Ces contenus se recopient d’un site à l’autre depuis des années. Personne ne sait qui les a écrits, aucune tradition identifiable ne les revendique, et aucun ne peut être vérifié.
Leur force est qu’ils ne peuvent jamais avoir tort. Si les ventes montent, c’est le rituel. Si elles ne montent pas, c’est qu’il fallait le refaire, ou le faire à la bonne heure, ou avec plus de foi. C’est le mécanisme que j’ai décrit à propos des bains de purification vendus en ligne.
Ce que la tradition dit réellement du commerce
Elle en dit trois choses, et aucune ne ressemble à une recette.
Ce qui est mal acquis ne reste pas. C’est le principe le plus constant. Un gain pris à quelqu’un circule et repart. J’ai développé ce point dans l’argent qui ne reste jamais.
Ce qui n’est pas partagé se referme. Une réussite qui ne profite à personne autour d’elle se fragilise. Ce n’est pas de la morale : c’est une observation, et elle a une traduction très concrète dans une société où l’on dépend de son entourage.
Ce qui n’est pas entretenu s’affaiblit. Cela vaut pour une relation avec les ancêtres comme pour une clientèle. Personne ne revient là où on ne s’occupe pas de lui.
Vous remarquerez qu’aucun de ces trois principes ne promet des clients. Ils décrivent des conditions, pas un résultat.
Ce qu’on regarde d’abord quand un commerce ne prend pas
Et il faut le regarder honnêtement avant toute autre chose.
L’emplacement. Le passage réel, pas celui qu’on espérait. Comptez les gens qui passent devant, à plusieurs moments de la journée, pendant une semaine.
Le prix et la marge. Beaucoup de commerçants vendent à perte sans le savoir, parce qu’ils n’ont jamais calculé ce que leur coûte réellement une unité vendue, transport et pertes compris.
La trésorerie. L’argent du commerce et celui du ménage mélangés dans la même poche : c’est la cause numéro un des commerces qui ne décollent jamais.
Le stock. De l’argent immobilisé dans ce qui ne se vend pas, et des ruptures sur ce qui se vend.
La réputation. Un client mécontent parle, et dans un quartier cela va vite.
L’associé. Les associations non écrites finissent mal une fois sur deux, et cela n’a rien de spirituel.
Si ces six points n’ont pas été examinés, aucun travail spirituel n’a de prise. Il agirait sur du vide.
Quand la question devient légitime
Elle le devient quand la forme est anormale, pas quand les résultats sont mauvais.
Une date de bascule identifiable : avant, cela marchait ; à partir de tel mois, plus rien, et il s’est passé quelque chose à ce moment-là.
Une répétition au même endroit : le gros client qui se désiste toujours au dernier moment, la commande qui tombe systématiquement à l’eau la veille de la livraison.
Une simultanéité : le commerce, la santé et le couple qui se dégradent ensemble à partir du même moment.
Une histoire familiale ouverte : un bien acquis dans des conditions douteuses, un associé lésé, un héritage mal réglé. C’est un motif que je retrouve régulièrement, et le mécanisme est celui de malédiction familiale.
C’est le croisement de ces éléments qui permet une lecture, comme dans reconnaître une attaque énergétique et réagir.
La jalousie au marché
Elle est réelle comme phénomène social, et personne qui a travaillé dans un marché ne dira le contraire. Les rumeurs, les coalitions, les prix cassés pour couler un voisin : cela existe et cela fait des dégâts.
Mais je vois surtout ce que la peur de la jalousie produit : des commerçants qui accusent leur voisine, leur belle-sœur, leur ancienne employée, sur la base d’un ressenti. Les familles se brisent, les alliances commerciales aussi, et le chiffre d’affaires ne remonte pas pour autant.
Une lecture ne commence jamais par un nom. C’est la règle, et c’est celle qu’on enfreint le plus vite.
Les arnaques propres aux commerçants
Le portefeuille ou le sac qui multiplie l’argent. C’est une escroquerie ancienne et toujours active. Personne n’a jamais récupéré son argent.
L’objet à enterrer sous la boutique. On vous fait payer cher un objet, on l’enterre, et on revient quand cela n’a rien donné pour expliquer qu’un obstacle est apparu.
Le montant qui augmente. Toujours le même schéma : un premier versement, un obstacle, un second versement.
Ce qui exige de fermer, de déménager, ou de renvoyer quelqu’un. Méfiez-vous particulièrement des conseils qui vous coûtent votre outil de travail ou vos meilleures relations.
Les repères pour distinguer un praticien d’un vendeur sont dans féticheur, marabout, bokonon, charlatan : qui fait quoi.
Ce qu’une protection fait réellement
Elle est posée sur une situation identifiée, après une lecture, et elle est entretenue.
Elle ne remplace ni les prix justes, ni un bon emplacement, ni la tenue des comptes. Elle protège ce qui existe, elle ne le crée pas. La logique est celle décrite dans protection contre les influences négatives.
Les questions qu’on me pose
Existe-t-il un rituel pour attirer la clientèle ? Il existe des travaux d’ouverture quand quelque chose est identifié comme fermé. Il n’existe pas de dispositif qui fabrique des clients.
Le clou de girofle, l’encens, le sel devant la porte ? Cela sent bon et cela ne coûte rien. N’en attendez rien d’autre.
Faut-il faire une consultation avant d’ouvrir un commerce ? Cela se fait ici, et c’est plutôt sain : on regarde le moment, l’endroit, l’association. Cela ne dispense pas d’une étude sérieuse.
Mon commerce marchait, puis plus rien du jour au lendemain. C’est exactement la configuration qui mérite une lecture. Notez la date et ce qui s’est passé autour.
Faut-il cacher sa réussite ? La discrétion est un conseil de bon sens transmis partout ici. Ce n’est pas un rituel, c’est de la prudence sociale.
Un concurrent peut-il me nuire spirituellement ? Cela se regarde, comme tout le reste, avec des faits et des dates. Jamais sur la seule base d’une intuition.
Si votre commerce ne prend pas
Faites d’abord le tour des six points de cet article, honnêtement, sur deux mois. Notez les chiffres.
S’il reste ensuite une question qui ne s’explique pas, elle sera nette, et on pourra travailler dessus. Écrivez-moi par la page de contact.
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