Divination & Guidance Spirituelle
L'argent qui ne reste jamais : ce que la tradition regarde avant de parler de blocage
Da Hyppolite GLÉLÉ
« L’argent entre et repart aussitôt. » « Dès que je mets de côté, il arrive une dépense. » « Mes affaires marchent, et pourtant je n’ai rien. » C’est l’une des demandes les plus fréquentes que je reçois, et c’est aussi celle où l’on vend le plus de fausses solutions. Voici ce que la tradition regarde réellement, et dans quel ordre.
Je commence par la phrase que personne n’a envie de lire : dans la majorité des cas, il n’y a pas de blocage spirituel. Et cela reste une bonne nouvelle, parce que ce qui n’est pas invisible se règle.
Ce qu’il faut regarder avant tout le reste
Les chiffres. Combien entre, combien sort, et sur quoi. Presque personne ne le sait précisément. Notez tout pendant deux mois, sans rien changer : la moitié des « blocages » se dissout à ce moment-là.
Les charges invisibles. Les prélèvements automatiques oubliés, les abonnements, les intérêts, les frais bancaires, les transferts. Additionnés sur une année, les montants surprennent.
La famille élargie. C’est le point que je vois le plus souvent, et dont on ne parle jamais dans les articles sur le sujet. Quand une personne qui gagne bien sa vie soutient huit personnes, l’argent ne « disparaît » pas : il est distribué. Ce n’est ni honteux ni anormal, c’est même une obligation dans beaucoup de familles d’ici. Mais il faut l’appeler par son nom, sinon on cherche un ennemi invisible là où il y a un budget.
Les dettes en cours. Elles absorbent silencieusement et donnent exactement la sensation décrite : l’argent qui ne reste pas.
Le rapport personnel à l’argent. Dépenser dès qu’il y en a, ne jamais refuser, tenir un rang, éviter de regarder ses comptes. Ce sont des habitudes, elles s’observent et elles se modifient.
Tant que ces cinq points n’ont pas été regardés, aucun travail spirituel n’a de sens. Il agirait sur du vide et vous conclurez, à raison, que cela ne sert à rien.
Ce que la lecture regarde ensuite
Quand les comptes sont clairs et que le problème reste entier, on regarde la forme.
La répétition au même endroit. Le contrat qui échoue toujours au dernier moment. Le client qui ne paie jamais. La dépense imprévue qui tombe systématiquement au moment où quelque chose se constitue.
La date de bascule. Avant, cela allait. À partir de quand, et qu’est-ce qui s’est passé à ce moment-là ? Un héritage, une association, un retour au pays, un décès, un déménagement, un litige.
La simultanéité. L’argent seul, ou l’argent et la santé et le couple, à partir du même moment ?
L’histoire familiale. Une part d’héritage prise de travers, un bien acquis dans des conditions douteuses, un associé lésé, un engagement pris par un ancien et jamais tenu. C’est fréquent, et cela produit exactement ce type de répétition. J’ai développé ce mécanisme dans malédiction familiale : ce que la tradition voit derrière le mot.
L’origine de ce qui a été gagné. La tradition d’ici est claire là-dessus : ce qui a été pris à quelqu’un ne se stabilise pas. Cela circule et cela repart.
Ce que le vodoun fait, et ne fait pas
Il ne fabrique pas d’argent. Personne, dans cette tradition, ne peut faire apparaître ce qui n’existe pas.
Il n’apporte pas de client, de contrat ou de somme parce qu’un rituel a été payé. Une demande est une pétition, pas un ordre, comme je l’ai écrit à propos de tout rituel.
Ce qu’il peut faire, c’est dénouer ce qui a été noué et rétablir ce qui a été rompu, quand la lecture établit qu’il y a effectivement quelque chose. Ensuite, c’est à vous de travailler. La logique est celle de la triple abondance : esprit, matière et relations.
Les arnaques qui prospèrent sur ce sujet
C’est le terrain le plus exploité de tous, parce que la détresse financière rend prêt à tout.
Le rituel de richesse à effet garanti. Personne ne garantit un résultat, et surtout pas celui-là.
Le montant qui augmente. On vous demande une somme, puis « un blocage est apparu », puis une seconde somme. Cela ne s’arrête que quand vous vous arrêtez.
La multiplication d’argent. L’escroquerie classique, avec des billets, une valise, un produit. C’est un vol, ce n’est pas une pratique traditionnelle, et cela relève de la police.
Le pacte. On vous laisse entendre qu’il faudrait donner quelque chose de grave en échange. C’est un mensonge, et j’ai expliqué d’où vient cette histoire dans Mami Wata : ce que la tradition dit et ce que la rumeur ajoute.
Si votre situation financière est déjà difficile, la dernière chose à faire est d’y ajouter une dépense engagée dans l’urgence. Les repères sont dans féticheur, marabout, bokonon, charlatan : qui fait quoi.
Ce que je demande aux gens de faire d’abord
Tenez vos comptes deux mois, à la ligne près, sans rien changer à vos habitudes.
Listez ce que vous donnez, à qui, et à quelle fréquence. Regardez le total annuel.
Faites le tour de vos dettes et de vos engagements, y compris ceux dont vous ne parlez à personne.
Puis regardez ce qu’il reste comme question. Si elle est toujours là, elle sera nette, et on pourra travailler dessus.
Les questions qu’on me pose
Existe-t-il un rituel pour attirer l’argent ? Il existe des travaux d’ouverture, et ils s’engagent après une lecture, dans une situation précise. Ils ne sont pas un distributeur.
Pourquoi certains réussissent sans rien faire de spirituel ? Parce que la réussite matérielle ne dépend pas de cela. Croire l’inverse est une erreur qui coûte cher.
Peut-on être bloqué par la jalousie de son entourage ? Cela se regarde, et c’est un motif réel. Mais cela ne se conclut pas d’un ressenti : voir reconnaître une attaque énergétique et réagir.
Faut-il cacher sa réussite ? La discrétion est un conseil de bon sens transmis partout ici, et il vaut surtout pour éviter les sollicitations et les rancunes. Ce n’est pas un rituel.
Mon commerce ne démarre pas, est-ce spirituel ? Regardez d’abord l’emplacement, les prix, la concurrence et la trésorerie. Ensuite seulement, la question se pose.
Combien de temps pour voir un changement ? S’il s’agit de comptes, quelques mois de discipline. S’il s’agit d’autre chose, cela se travaille dans la durée, avec des étapes vérifiables.
Si la question reste entière
Ne m’écrivez pas « je suis bloqué financièrement ». Écrivez-moi ce qui se répète, depuis quand, et ce que vos comptes disent réellement.
C’est la différence entre une plainte et une question sur laquelle on peut travailler. Écrivez-moi par la page de contact.
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