Amour & Couple
Retour affectif et diaspora : accompagner depuis la France, la Belgique ou le Canada
Da Hyppolite GLÉLÉ
Une part importante des personnes qui nous écrivent vivent hors du Bénin : France, Belgique, Suisse, Canada, États-Unis, mais aussi Togo, Côte d Ivoire, Nigeria. Leur situation présente des particularités qu il faut traiter précisément.
Ce qui se joue à distance
Les ruptures dans la diaspora ont souvent des causes propres.
La séparation géographique. Un conjoint parti, l autre resté, des années de vie parallèle. Les visites s espacent, les priorités divergent.
Le poids financier. Celui qui est à l étranger porte des attentes considérables : la famille au pays, le conjoint, les enfants. Quand il ne peut plus suivre, la relation se tend.
Les familles éloignées. Les médiations traditionnelles, qui règlent tant de choses au pays, deviennent difficiles quand les intéressés sont sur trois continents.
Les papiers. Les situations administratives compliquent les projets de vie commune et créent des tensions que le couple attribue à autre chose.
L isolement. Une personne en rupture à l étranger, sans famille autour, encaisse seule.
Ce que nous pouvons faire à distance
Beaucoup, et il faut le dire clairement.
L échange préalable. Par téléphone ou en visioconférence : exposer la situation, poser les questions, comprendre ce qui est possible et ce qui ne l est pas, connaître les conditions.
L analyse de la situation. Établir l histoire, identifier les causes, distinguer ce qui dépend de vous.
Les recommandations concrètes. Ce qu il faut régler, dans quel ordre, avec qui.
La médiation familiale au pays. C est souvent l apport le plus utile pour la diaspora : mobiliser sur place les aînés, les intermédiaires, les personnes respectées des deux familles. Cela, nous pouvons l organiser.
Le suivi. Faire le point régulièrement, ajuster.
Ce qui suppose la présence
Il faut être aussi clair sur les limites.
La consultation divinatoire elle-même suppose, dans notre tradition, la présence de la personne concernée.
Les gestes rituels s accomplissent par la personne, pas à sa place.
Prétendre le contraire ouvre exactement la porte par laquelle passent les escroqueries qui visent la diaspora.
La formule qui fonctionne : préparer à distance, agir lors d un séjour au pays. Beaucoup de personnes combinent ainsi une démarche personnelle et une visite familiale.
Les arnaques qui ciblent la diaspora
Elles sont massives et il faut les décrire, parce que trop de personnes y laissent des sommes considérables.
Le schéma est constant. Une annonce en ligne promet un retour rapide et garanti. Un échange s installe par messagerie. On annonce un blocage grave, une malveillance, une urgence. On demande un paiement par transfert d argent, avant toute rencontre. Puis un autre. Puis un autre, parce que l obstacle serait plus fort que prévu. Et des menaces si vous voulez arrêter.
Les montants extorqués atteignent régulièrement plusieurs milliers d euros.
Comment vous protéger
Quelques règles simples suffisent.
Ne jamais payer avant d avoir rencontré, ou au minimum vérifié l existence réelle du praticien par un proche sur place.
Exiger un échange en visioconférence et se méfier d un refus systématique.
Refuser l urgence. Une démarche sérieuse supporte quinze jours de réflexion.
Refuser le secret. Parlez-en à un membre de votre famille.
Se méfier des promesses de délai et de résultat garanti.
Et faire vérifier au pays : votre famille peut se déplacer, voir le lieu, parler aux gens.
Notre manière de travailler
Premier échange sans engagement, par téléphone ou visioconférence. Analyse de la situation. Conditions annoncées à l avance. Aucune promesse de résultat ni de délai. Possibilité de vérifier notre existence et notre ancrage.
Contact : +229 01 96 79 86 95, contact@racines-vodoun.com.
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