Amour & Couple
Avant de demander un retour affectif : les questions à se poser
Da Hyppolite GLÉLÉ
Avant d engager une démarche, quelques questions méritent d être posées. Elles prennent une heure et elles évitent parfois des mois de démarches inutiles et coûteuses.
Que voulez-vous exactement ?
La question paraît absurde et elle ne l est pas.
Voulez-vous que cette personne revienne, ou voulez-vous que la douleur s arrête ? Voulez-vous la relation, ou la fin de l humiliation ? Voulez-vous vivre avec elle, ou ne pas la voir avec quelqu un d autre ?
Ce sont des demandes différentes, et elles n appellent pas le même travail.
Beaucoup de personnes découvrent, en répondant honnêtement, que ce qu elles cherchent n est pas exactement un retour.
Que s est-il passé, vraiment ?
Reprenez l histoire depuis le début, avec ce que vous savez et ce que vous ne savez pas.
Écrivez-la si vous pouvez. Notez ce qui a été dit, par qui, quand.
Notez aussi ce que vous avez fait. Sans indulgence et sans excès de sévérité.
Cette mise en ordre est déjà un travail utile, et elle rend la consultation beaucoup plus efficace.
Qu est-ce qui dépend de vous ?
Faites deux listes.
D un côté ce sur quoi vous pouvez agir : une dette à rembourser, des excuses à présenter, une famille à visiter, une conduite à changer, une situation à régulariser.
De l autre ce qui ne dépend pas de vous : la décision de l autre, ses sentiments, son entourage, son nouveau contexte de vie.
Tout le travail sérieux porte sur la première liste. Les démarches qui prétendent agir sur la seconde sont celles qui ruinent les gens.
Où en est l autre personne ?
Il faut répondre honnêtement, même si c est douloureux.
A-t-elle exprimé un refus clair, une fois ou plusieurs fois ? Y a-t-il encore un contact, même minimal ? A-t-elle construit autre chose ? Des enfants ou des familles vous lient-ils encore ?
Ces éléments déterminent ce qui est raisonnablement possible. Un praticien qui ne vous les demande pas ne peut pas vous conseiller.
Y a-t-il eu de la violence ?
Cette question doit être posée, dans les deux sens.
Si vous avez exercé des violences, une démarche de retour n est pas ce qu il vous faut : c est un travail sur vous-même, et l autre personne a le droit d être protégée.
Si vous en avez subi, aucune réconciliation ne doit être envisagée avant votre sécurité. Nous n accompagnons pas ces retours.
Dans quel état êtes-vous ?
Une rupture peut provoquer un effondrement réel : sommeil détruit, incapacité à travailler, isolement, idées noires.
Si vous êtes dans cet état, la priorité n est pas la démarche mais vous. Parlez-en à un proche, et à un professionnel de santé si les symptômes durent.
Une personne épuisée ne mène rien à bien, et elle est particulièrement exposée aux escrocs.
Quel budget, quelle limite ?
Fixez un montant maximum avant de commencer, et tenez-vous-y.
Ne vendez rien. N empruntez pas. Ne cachez pas la démarche à vos proches.
Le mécanisme d escalade — une somme, puis une autre, plus élevée, parce que l obstacle serait plus fort que prévu — fonctionne uniquement sur ceux qui n ont pas fixé de limite au départ.
À qui en parlez-vous ?
Choisissez une personne de confiance à qui vous racontez ce que vous faites.
C est la protection la plus efficace qui existe. Toutes les arnaques de ce secteur reposent sur l isolement et sur la consigne de secret.
Si un praticien vous demande de ne rien dire à vos proches, arrêtez immédiatement.
Pour un premier échange, sans engagement : +229 01 96 79 86 95, contact@racines-vodoun.com.
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