Divination & Guidance Spirituelle
Emmener un proche en consultation : précautions
Da Hyppolite GLÉLÉ
Il arrive qu on veuille emmener quelqu un consulter : un conjoint, un enfant, un parent âgé, un frère en difficulté. L intention est bonne. Elle demande pourtant des précautions, car cette situation est l une de celles où les dérives sont les plus fréquentes.
La question du consentement
C est le point central. Une personne adulte décide pour elle-même.
Emmener quelqu un consulter contre sa volonté, ou sans lui dire clairement où on l emmène, est une atteinte à sa liberté. Cela crée de surcroît une situation où rien de bon ne peut se passer : une personne qui ne veut pas être là ne dira rien de vrai.
La démarche correcte consiste à expliquer, proposer, et accepter un refus.
Le cas des enfants
Les parents décident pour leurs enfants mineurs, dans les limites de l intérêt de l enfant.
Quelques principes s imposent. Expliquer à l enfant, selon son âge, où il va et pourquoi. Ne jamais le présenter comme responsable d un malheur familial. Ne jamais accepter une démarche qui l accuserait de sorcellerie. Ne jamais interrompre sa scolarité ni ses soins pour une consultation.
Un praticien qui, face à un enfant, oriente vers l accusation plutôt que vers l aide, doit être quitté immédiatement.
Le cas des personnes âgées
Une personne âgée conserve sa capacité de décider tant qu elle n en est pas privée médicalement.
Il faut être attentif à un risque particulier : les consultations engagées par des proches au sujet d une personne âgée, dans un contexte de succession ou de conflit, tournent parfois à l accusation contre elle.
Si vous accompagnez un parent âgé, veillez à ce que la démarche serve son intérêt, pas celui d une branche de la famille.
Le cas des personnes en souffrance psychique
C est la situation la plus délicate.
Une personne qui présente des troubles du comportement, une confusion, des propos incohérents, ou un retrait profond, a besoin d un avis médical. Ces états ont des causes qui se traitent : infections, troubles métaboliques, épilepsie, troubles psychiatriques, effets de substances.
L accompagnement traditionnel peut venir en complément, pour le soutien et le lien familial. Il ne remplace pas le soin.
Et il faut être ferme sur un point : aucune démarche ne doit comporter d enfermement, d entraves, de privation de nourriture ou de coups. Ces pratiques, qui existent encore dans certains lieux, sont des maltraitances graves.
Le cas du conjoint
Emmener son conjoint consulter, notamment dans un contexte de conflit conjugal ou de difficulté à concevoir, est fréquent.
Deux précautions s imposent. La démarche doit être acceptée par les deux. Et elle ne doit pas servir à désigner un responsable : les difficultés de couple, comme les difficultés à concevoir, concernent deux personnes.
Sur ce dernier point, un bilan médical des deux conjoints est la première étape. Faire porter la charge à la femme seule, comme c est trop souvent le cas, est injuste et inefficace.
Votre rôle pendant la consultation
Si vous accompagnez, tenez-vous à votre place.
Laissez la personne parler. Ne répondez pas à sa place. Ne racontez pas sa vie devant elle comme si elle n était pas là.
Vous pouvez apporter des éléments factuels si on vous les demande.
Et respectez sa confidentialité : ce qui se dit lui appartient.
Après
Les recommandations s adressent à elle. C est elle qui décide de les suivre.
Votre rôle est de soutenir, pas de contrôler. Une personne poussée à faire ce qu elle n a pas choisi ne s y tiendra pas.
Pour un accompagnement respectueux : +229 01 96 79 86 95, contact@racines-vodoun.com.
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